La Bouée

Publié par Quidam

Englués dans des situations ironiques ou absurdes, animés d’obsessions heureuses ou destructrices, les personnages de La Bouée jouent avec le temps, le défient, tentent de le rattraper. Certains, réservés mais audacieux, réussissent l’impossible, d’autres, figés par la peur, s’embourbent dans le fatalisme tandis que quelques-uns affrontent avec candeur un monde implacable, à même de les broyer. Il n’empêche, les risques sont assumés.
Ils se vivront pleinement, empruntant ce chemin plutôt qu’un autre. Avec ou sans bouée, dans l’élan ou la réserve.

Critiques

Le paratexte se fait paratonnerre, et l’écriture de Natacha Andriamirado se laisse ainsi percuter par celle des autres. Ecrire serait toujours faire le plein de situations observées et de bons mots glanés dans les livres, mais aussi se loger dans le creux du monde, de ses hasards loués par l’écrivaine, et de la littérature.

Pierre-Edouard Peillon – Le Monde des livres

La lecture de La Bouée provoque un plaisir inouï. Dès les premières lignes, dès les premiers mots de la voix qui présente les récits et ainsi les assemble, le lecteur est touché par la manière dont Natacha Andriamirado voit le monde […] Un livre remarquablement créatif et audacieux.

Gabrielle Napoli – En attendant Nadeau

Questions de survie dans une mer de possibles, La Bouée nous invite à décrocher d’une vie plongée dans l’absurde […] Toute [sa] poésie se trouve dans la force des interrogations suggérées par les remarques simples de personnages sans artifices.

Éloïse Brulin – Karoo

Une écriture où tout est juste, chaque mot bien pesé. Une grâce indéfinissable se dégage de cette lecture hautement recommandée.

Librairie Préférences, Tulle

Lâcher ou saisir. Ce grand livre des possibilités est intuitif, éclairant. Il touche par sa vérité, sa justesse, sa maturité et par l’envergure des choix. J’ai aimé ces nages existentialistes. C’est un livre cadeau qui donne les forces nécessaires pour résister, fuir et revivre.

Evlyne Leraut, Babelio

Extrait

« Le lendemain, il partit au travail, la bouée rouge autour de son épaule. On lui demanda, intrigué, si c’était un nouveau sac. Il ne répondit pas et se contenta de s’asseoir à son bureau après avoir pris soin de poser la bouée près de son ordinateur. Les collègues trouvèrent la blague très drôle et, la rumeur aidant, tout le service défila dans la matinée afin de contempler l’objet encombrant qui trônait dans la salle de rédaction.

Dans l’après-midi, son patron le convoqua, lui demanda d’arrêter ce cirque et, à l’avenir, de laisser ce stupide flotteur chez lui. Il acquiesça, sachant qu’il n’en ferait rien. »